TOEIC, Linguaskill, BULATS : quel test choisir pour valider son niveau d'anglais professionnel ?
Entre reconnaissance des recruteurs, durée de validité et financement CPF, voici comment s'y retrouver parmi les certifications d'anglais professionnel disponibles en France.

Valider son niveau d'anglais est devenu un passage quasi obligé pour de nombreux profils : commerciaux à l'export, cadres en environnement international, candidats à une mobilité ou à une école de commerce. Mais face à la multiplicité des sigles, TOEIC, Linguaskill, BULATS, il n'est pas toujours simple de savoir lequel présenter à un recruteur ou financer via son compte personnel de formation.
Un paysage de certifications qui a évolué
Premier point de clarification : BULATS n'existe plus en tant que tel. Ce test, développé par Cambridge Assessment English, a été progressivement remplacé par Linguaskill à partir de 2019. Un candidat qui recherche aujourd'hui un centre BULATS tombera donc, dans la plupart des cas, sur une offre Linguaskill, conçue sur les mêmes principes mais avec une interface et une correction automatisée modernisées. Le paysage se résume donc, en pratique, à deux familles de tests actifs : le TOEIC, édité par ETS, et Linguaskill, édité par Cambridge.
Quel test est le plus demandé par les employeurs français ?
Sur le marché français, le TOEIC reste la référence la plus largement citée par les entreprises et les établissements d'enseignement supérieur, notamment pour les admissions en école de commerce, d'ingénieur ou en cursus international. Son ancienneté et sa diffusion en font un standard reconnu par les services RH, qui l'utilisent souvent comme repère par défaut lors du recrutement de profils commerciaux ou export. Linguaskill gagne toutefois du terrain, en particulier dans les grands groupes qui apprécient sa flexibilité : le test peut être organisé en interne, sur des créneaux courts, avec des résultats disponibles rapidement, ce qui en fait un outil pratique pour évaluer des équipes entières plutôt qu'un candidat isolé. Le choix dépend donc moins d'une hiérarchie absolue entre les tests que du secteur et de l'usage visé : un candidat à une admission académique ou une candidature classique aura intérêt à vérifier en priorité si un score TOEIC est explicitement demandé, tandis qu'un salarié évalué par son entreprise suivra le protocole choisi par son employeur.
Ce que chaque test mesure réellement
Le TOEIC se décline en deux versions principales : le TOEIC Listening & Reading, centré sur la compréhension écrite et orale, et le TOEIC Speaking & Writing, qui évalue l'expression. Le score s'exprime sur une échelle allant jusqu'à 990 points par épreuve, un format bien identifié par les recruteurs habitués à lire ces résultats.
Linguaskill fonctionne différemment : le test est adaptatif, c'est-à-dire que la difficulté des questions s'ajuste en temps réel au niveau du candidat, ce qui permet d'obtenir un résultat aligné sur le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL, de A1 à C2). Cette lecture en niveaux CECRL peut faciliter la comparaison avec d'autres certifications européennes, notamment pour des candidatures à l'international.
Combien de temps la certification reste-t-elle valable ?
C'est l'une des questions les plus fréquentes des candidats, et la réponse est la même pour les deux tests : les organismes certificateurs recommandent une validité de deux ans. Passé ce délai, le score n'est pas annulé à proprement parler, mais il est considéré comme n'étant plus représentatif du niveau réel du candidat, les compétences linguistiques évoluant avec la pratique, à la hausse comme à la baisse. Les recruteurs et les établissements qui exigent un score s'attendent donc, en général, à ce qu'il ait été obtenu dans les deux années précédant la candidature. Il est recommandé de vérifier cette exigence directement auprès de l'employeur ou de l'établissement visé, certains pouvant appliquer des règles plus souples ou plus strictes selon leur politique interne.
Peut-on préparer un test certifiant via une formation CPF ?
Oui : les formations préparant au TOEIC comme à Linguaskill peuvent être finançables via le Compte Personnel de Formation, à condition d'être proposées par un organisme certifié Qualiopi et que la formation débouche sur le passage effectif du test. Le CPF finance la préparation, cours, mise à niveau, entraînement aux épreuves, mais pas systématiquement les frais d'inscription au test lui-même, qui peuvent être intégrés ou facturés séparément selon l'organisme. Il est donc utile de vérifier, avant de mobiliser ses droits CPF, ce que couvre précisément l'offre : nombre d'heures, modalités (présentiel, distanciel, individuel ou collectif) et inclusion ou non du passage de la certification. Des organismes comme Goodjob.fr proposent des formations en anglais professionnel en France, et figurent parmi les options à comparer pour ce type de préparation finançable.
Comment trancher selon son secteur et son objectif
Pour un objectif d'admission scolaire ou de candidature classique en France, vérifier en priorité si un score TOEIC est explicitement demandé reste la démarche la plus sûre, tant ce test est ancré dans les usages. Pour une évaluation en entreprise, notamment dans un grand groupe international, Linguaskill peut être proposé directement par l'employeur, auquel cas le choix ne se pose pas vraiment. Dans tous les cas, la certification choisie doit correspondre à une compétence réellement utile au poste visé, communication orale pour un rôle commercial, rédaction pour un poste administratif ou juridique, plutôt qu'être sélectionnée uniquement pour son prestige apparent.
FAQ
Le TOEIC et Linguaskill sont-ils équivalents en termes de reconnaissance ? Non : le TOEIC bénéficie d'une reconnaissance plus ancienne et plus large en France, tandis que Linguaskill est surtout utilisé par les entreprises qui l'ont choisi comme outil d'évaluation interne.
BULATS peut-il encore être présenté à un recruteur ? Un score BULATS obtenu avant son remplacement reste un document valable à condition de respecter la fenêtre de validité de deux ans généralement admise ; au-delà, une nouvelle certification est recommandée.
Faut-il financer soi-même le passage du test si l'on utilise le CPF ? Cela dépend de l'organisme : certains intègrent le test dans le forfait de formation, d'autres le facturent à part. Ce point doit être vérifié avant l'inscription.
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